
Témoignage
Isabel est maman de deux étudiantes, elles sont toutes deux dans un kot de l’aumônerie. Elle témoigne :
Je voulais que mes enfants fassent l’expérience de la vie en kot parce que je trouve que ça permet de grandir, c’est une expérience de vie. Ça leur apprend à se responsabiliser et à avoir une idée de leur avenir dans le sens où elles doivent se faire à manger, apprendre à gérer leur temps de travail et leur temps libre.
Ressenti
C’est une manière, en tant que maman, de leur montrer que je leur fais confiance, que je sais qu’elles sont capables d’apprendre à devenir responsable, tout en restant consciente qu’elles feront leurs expériences.
C’est pourquoi le fait qu’elles soient dans un kot chrétien me rassure un petit peu dans le sens où elles ne sont pas seules. Elles sont avec d’autres camarades qui partagent la même vision de la vie donc je me dis qu’en tant que maman ça me rassure parce que s’il y a un étudiant qui est un petit peu « dans le bas », il y aura toujours quelqu’un pour le tirer vers le haut.
La vie en communauté
Ça me rassure aussi qu’elles ne soient pas seules mais en communauté parce que je trouve que c’est aussi une expérience de vie qui les fortifie dans leur foi et dans leur vie d’adulte, dans les valeurs que je voudrais leur transmettre. Si je leur transmettais simplement par la parole, je ne pense pas que ça s’ancre en elles. Si elles le vivent elles-mêmes, je pense qu’elles vont vraiment l’assimiler et ça va les faire grandir et réfléchir.
Les kots de l’Aumônerie
Les kots de l’aumônerie jouissent quand même d’une longue réputation. Ils existent depuis des années et je côtoie des personnes engagées dans l’Eglise qui ont vécu dans un de ces kots. Je pense que ça les a aidés et ça les a fortifiés dans leur foi d’adolescents et de jeunes adultes. C’est intéressant de vivre avec des personnes qui partagent leur foi et pour moi en tant que maman, les confier à l’aumônerie c’est aussi une manière de prolonger l’éducation que je leur ai donné et que j’aimerais qu’elles continuent à recevoir.
Aux parents réticents je dirais…
Je pense que les enfants ne nous appartiennent pas, ils nous sont confiés. Nous les éduquons pour leur donner des ailes et je pense qu’avant de s’envoler, il est bon qu’ils passent un temps au Cru ou à l’Amandier pour leur donner les dernières armes pour qu’ils puissent enfin voler de leurs propres ailes.
