

Rachel est étudiante en Communication option journalisme. Elle est crucienne depuis 2019 :
« La vie au CRU, c’est génial ! Ça demande beaucoup d’implication pour le projet et quand on a déjà un agenda chargé à cause des cours, c’est parfois compliqué. Je pense que c’est un des seuls défauts du CRU.
Pour ce qui est du reste, je suis tombée amoureuse du bâtiment, de la situation, de mes cokoteurs, de la complicité avec les aumôniers… Je voudrais raconter une anecdote mais c’est si difficile de choisir tellement il y en a.
C’est ma troisième année ici et je ne me vois pas aller ailleurs parce que nous formons une grande famille. Une fois par an, on organise le meilleur événement de l’année, les Bières Cathos ! C’est pour moi un des moments forts de chaque année, même si depuis deux ans, on ne peut plus les organiser à cause du Coronavirus…
Ce que j’aime aussi, ce sont les weekend kot. J’ai déjà pu aller à Quartier Gallet, c’est une communauté religieuse un peu perdue dans les bois, à Beauraing. J’ai aussi pu aller à La Pairelle, dans les hauteurs de Namur et à Hurtubise, en Ardenne. »
Wajd est étudiante en Pharmacie, elle est à l’Amandier depuis 2018 :
« J’aime particulièrement le projet de l’Amandier. Rencontrer les sans-abris est une très belle expérience ! On se sent souvent perdu à cause de nos études mais ces rencontres me font me rendre compte que mes problèmes sont moindres. En plus, on est toujours bien accueillis par ces personnes, elles sont heureuses de nous voir et cette joie est partagée.
Cette année, la crise sanitaire nous a frappés mais ça ne nous a pas empêchés d’aller à la rencontre des SDF. Ils étaient tellement reconnaissants que l’on vienne vers eux malgré les restrictions sanitaires ! C’est tellement touchant… Ils nous transmettent leur joie et nous avons chaque fois de beaux échanges.
Les autres avantages du kot sont multiples. Le kot n’est pas cher et le fait qu’on ait un projet nous apprend à vivre en communauté. Il y a parfois des problèmes mais ça ne touche jamais nos relations personnelles, on apprend à gérer ces problèmes comme dans une famille soudée. Le fait que des aumôniers nous encadrent nous aide beaucoup parce qu’ils nous poussent à nous dépasser et à faire de notre mieux dans chaque situation. Je changerai de kot pour rien au monde. »

